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17/03/2025
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En septembre prochain, le Département devrait accueillir moins de 17 000 élèves dans ses collèges. Une diminution des effectifs d’environ 330 élèves qui aura pour conséquence annoncée une nouvelle baisse du nombre de classes et donc des moyens attribués. Une logique comptable dont on connaît malheureusement trop bien les effets néfastes en matière d’éducation.
L’Etat n’a pas attendu que la dynamique des effectifs parte à la baisse, à la rentrée 2022, pour engager un processus de diminution et de précarisation des moyens en matière de postes d’enseignants. Les effectifs scolaires étaient encore en croissance continue (+18 % d’élèves entre 2004 et 2022) que son désengagement avait déjà démarré. Un retrait qui se traduit également dans les moyens attribués au fonctionnement des collèges.
Ces coups de rabot restent au fil des années incompréhensibles et inacceptables pour le Département qui n’a quant à lui jamais cessé ses efforts. Attaché à la nécessité de permettre aux élèves, aux équipes éducatives et aux personnels de travailler dans les meilleures conditions, le renforcement des moyens alloués aux collèges est continu (+23 % de dotations en 5 ans).
Le Département regrette le solde de fermeture de 15 classes, quand le ministère impose une dotation globale négative de « seulement » 1 poste.
Quand bien même cette nouvelle carte scolaire permet encore des ajustements (5 postes) en amont de la rentrée, il est regrettable que la création de personnels remplaçants (8 postes) soit prélevée sur la dotation globale du département.
Ainsi, l’affichage d’un taux d’encadrement amélioré masque une dégradation de l’encadrement réel, puisque le nombre d’enseignants devant une classe est en nette baisse.
Cette logique comptable touche ses limites. Elle questionne le modèle des regroupements pédagogiques, qui ont jusqu’à présent permis le maintien d’une offre éducative sur l’ensemble des territoires, notamment en zone rurale. L’affaiblissement du maillage scolaire, qui aggrave les inégalités d’accès à l’éducation, ne sera pas sans conséquence au plan démocratique.
Cette carte scolaire passe aussi à côté de l’enjeu d’une meilleure scolarisation des élèves en situation de handicap et d’un meilleur accompagnement de ceux en difficulté voire en décrochage précoce.
Une autre logique, avec des taux d’encadrement différenciés et renforcés, est donc indispensable pour garantir l’égalité des chances et le maintien d’un service public de qualité, adapté aux besoins des élèves et des territoires.
Xavier FORTINON, président du Conseil départemental des Landes
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